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par Alexandre D’Astous

Les personnes qui circulent dans le Parc Olympique de la ville de Montréal remarquent immédiatement les deux volumes coniques recouverts d’aluminium du planétarium Rio Tinto Alcan, un projet conçu par la firme d’architectes Cardin Julien, de Montréal et réalisé en 2013 au coût de 33 M$.

Le Planétarium Rio Tinto Alcan attire les regards grâce à ses deux cônes recouverts d’aluminium qui se voient de loin. (Photo courtoisie Stéphane Brügger)

Le principal défi de conception était l’intégration du planétarium dans l’environnement du Parc Olympique. « C’était un projet assez unique en raison de l’emplacement qui était une partie du Parc Olympique. Le Planétarium est entièrement construit à un endroit où il y avait une dalle de béton qui abritait un stationnement souterrain pouvant accueillir des autobus avec une belle hauteur de libre. On s’aménageait donc sur une structure existante où nos deux salles de théâtre ne figuraient pas très bien dans cette trame structurale », explique le concepteur principal et chargé de projet, Jean-François Julien, associé chez Cardin Julien.

Se démarquer à proximité du Stade olympique

Les concepteurs ont trouvé une façon pour y parvenir. « Le défi, c’était de se démarquer à côté d’une bête aussi immense que le Stade olympique. La façon que nous avons trouvée, c’est avec les deux cônes qui pointent vers le ciel », affirme M. Julien.

Le revêtement des deux cônes tronqués est composé d’un bardage d’aluminium naturel, un matériau et une méthode d’installation qui est propice à la forme arrondie du bâtiment.

« Nous avons adoré travailler avec l’aluminium. C’était une des premières fois que l’aluminium naturel était utilisé au Québec. Peu importe la lumière, il y a toujours une réflexion sur le cône du fait qu’il soit circulaire », précise l’architecte.

L’aluminium a aussi été utilisé à l’intérieur du bâtiment, sous forme de mousse (foam), ainsi que dans l’ascenseur. « On trouvait que ça faisait un peu lunaire ou météorites. Tous les murs extérieurs sont aussi en aluminium

L’aluminium a aussi été utilisé à l’intérieur du bâtiment, sous forme de mousse. (Photo courtoisie Stéphane Brügger)

Inviter les gens à s’arrêter

Les passants peuvent circuler sur le toit en pente. (Photo courtoisie Stéphane Brügger)

Les concepteurs ont voulu aménager le Planétarium afin que les passants aient envie de s’y arrêter. « On voulait créer un espace agréable. Nous avons aménagé un banc au bas de la toiture en pente. Lorsque le Planétarium a ouvert, le succès fut immédiat, à tel point que la végétation a tardé à pousser sur le toit. La première année, ça a tellement marché que le toit a été piétiné. Aujourd’hui, la verdure est bien prise », souligne M. Julien.

Choisi lors d’un concours

Cardin Julien a obtenu le mandat de conception du planétarium Rio Tinto Alcan de Montréal à la suite d’un concours international de la Ville de Montréal devant plus de soixante équipes.

Le projet s’est distingué par sa qualité, sa créativité et le développement du concept en harmonie avec la vision du client.

Grande préoccupation écologique

Une grande préoccupation écologique a occupé l’esprit des concepteurs, ce qui lui a valu une certification LEED platine, le niveau le plus élevé de cette certification environnementale.

La certification a été obtenue grâce à une gestion responsable des eaux, à des bassins de rétention pour la réutilisation des eaux de pluie. Le projet bénéficie d’une ventilation naturelle et, par le fait même, une enveloppe adaptée, un éclairage plus performant et naturel, puis des planchers surélevés.

 

Faits saillants :
  • Le projet fait partie d’Espace pour la vie, tout comme le Biodôme, situé à proximité.

  • Le planétarium comprend deux théâtres, une salle d’exposition, des salles polyvalentes, des bureaux, un café, et des espaces publics. 

  • Decarel a agi comme entrepreneur général.

Le Planétarium possède deux salles de projection comme celle-ci. (Photo courtoisie David Giral)