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par Confiance IA

Le 15 janvier 2026, Confiance IA organise la deuxième Journée de l’IA de confiance, un rendez-vous incontournable pour les acteurs qui souhaitent faire de l’intelligence artificielle un levier responsable et performant. Pour comprendre les enjeux de cette journée et la vision qui la sous-tend, nous avons rencontré Mathieu Barreau, qui nous partage sa réflexion sur la confiance, l’innovation et l’impact, accompagné par l’équipe de Confiance IA.

 

Mathieu Barreau, Directeur principal, Affaires, Communication et Partenariats au CRIM, et Directeur par intérim chez Confiance IA.

Q : Mathieu, pourquoi avoir choisi de mettre la confiance au cœur de cette journée ?

Mathieu Barreau : Parce que la confiance est le point de départ. Avant même de parler d’innovation, il faut se demander : qu’est-ce qu’on fait pour bâtir cette confiance ? Sans elle, on ne peut pas avancer.

La confiance, c’est ce qui permet aux organisations d’oser expérimenter, d’adopter des solutions et de franchir les étapes nécessaires pour passer de la théorie à la pratique. Elle est essentielle pour que l’IA soit acceptée et intégrée dans les processus.

Q : Justement, comment définissez-vous l’innovation dans ce contexte ?

Mathieu Barreau : L’innovation, ce n’est pas juste une idée brillante ou une avancée scientifique. C’est une destination. Et pour y arriver, il faut accepter qu’il s’agisse d’un voyage avec des étapes. On commence par l’idéation, on passe par l’expérimentation, et on termine par l’industrialisation. Sans cette dernière étape, il n’y a pas d’impact… et donc pas d’innovation.

Q : Vous parlez d’impact. Pourquoi est-ce si central ?

Mathieu Barreau : Parce qu’une innovation doit avoir un impact mesurable : financier, compétitif, productif. Si on reste au stade du prototype, on n’a pas d’impact réel. L’objectif, c’est de déployer, commercialiser, intégrer dans les opérations. C’est là que la valeur se crée. Une IA qui reste confinée au laboratoire n’est pas une innovation. Elle devient une innovation lorsqu’elle est intégrée, adoptée et génératrice de bénéfices concrets.

Q : Quel rôle joue la recherche dans ce processus ?

Mathieu Barreau : La recherche est essentielle, mais elle n’est pas une fin en soi. Elle sert le processus d’innovation. Elle fournit les connaissances et les outils pour atteindre la destination : un impact concret et durable. Le défi consiste à transformer les résultats de la recherche en solutions applicables, en passant par les étapes d’idéation, d’expérimentation et d’industrialisation.

Q : Du côté de Confiance IA, comment faites-vous collaborer deux entreprises sur un projet scientifique commun, en alignant leurs objectifs ?

Cyril Lemaire, Scientifique de données chez Confiance IA.

Cyril Lemaire, Scientifique de données (Confiance IA) : Pour réussir une collaboration scientifique entre deux entreprises, cela commence par des échanges individuels avec chacune. Ça permet de comprendre leurs besoins, leur maturité IA et leurs contraintes de mise en production, puis d’identifier une problématique commune d’IA de confiance sur laquelle aligner objectifs et plan de projet.  

Q : Quels mécanismes permettent de récupérer les artefacts issus des travaux réalisés dans le cadre des projets de Confiance IA, afin de les intégrer dans un processus de maturation et les rendre utiles pour les autres entreprises du consortium ?

Olivia Scallon, Scientifique de données (Confiance IA) : À la fin de leur projet, les partenaires de Confiance IA nous remettent la partie relevant de la confiance dans leur projet, c’est-à-dire du code, des méthodologies ou encore d’autres éléments non compétitifs. Ces artefacts sont ensuite testés et validés et entrent dans l’étape de maturation. Cette étape de maturation comporte plusieurs tests et une généralisation à d’autres cas d’usages pour qu’ils soient utiles à plusieurs compagnies.

Q : Que pourront découvrir les participants à la Journée de l’IA de confiance ?

Mathieu Barreau : Ils auront accès à des panels interactifs, des vitrines projets et des retours d’expérience des membres du consortium Confiance IA. L’objectif est de transformer des principes comme la transparence, la robustesse ou l’éthique en pratiques concrètes. Les participants repartiront avec des repères pour cadrer les risques, définir des critères d’acceptation et mettre en place une surveillance post-déploiement. Et bien sûr, ce sera l’occasion de rejoindre ou de lancer un projet au sein du consortium.

Q : Quels sont les grands thèmes qui seront abordés ?

Mathieu Barreau : Nous allons parler de gouvernance, de gestion des risques, de robustesse des modèles, mais aussi de l’importance des données et de l’éthique. Ce sont des sujets qui préoccupent toutes les organisations qui veulent déployer l’IA de manière responsable. Nous voulons offrir des outils concrets pour passer de la théorie à l’action.

Q : Pourquoi est-ce un rendez-vous stratégique pour les entreprises ?

Mathieu Barreau : Parce que l’IA est devenue un enjeu de compétitivité. Mais cette compétitivité ne peut pas se faire au détriment de la confiance. Les entreprises doivent démontrer que leurs systèmes sont fiables, sécurisés et conformes aux réglementations. La Journée de l’IA de confiance est conçue comme un forum collaboratif pour réfléchir, partager et accélérer l’adoption d’une IA digne de confiance.

En résumé : une journée pour passer à l’action

Le 15 janvier 2026, la Journée de l’IA de confiance sera l’occasion pour les décideurs, experts et acteurs industriels de transformer des principes en pratiques. Au programme : panels, démonstrations, échanges et opportunités de collaboration. Une journée pour comprendre que l’innovation est un voyage qui commence par la confiance et se termine par l’impact.

💡 À retenir : L’innovation n’est pas un sprint, mais un parcours. Elle demande de la rigueur, de la créativité et une volonté d’aller jusqu’au bout pour transformer une idée en réalité. Et dans le domaine de l’IA, ce parcours doit être guidé par la confiance.