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par Céline Normandin

Le projet de la Société immobilière du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec permettra aux étudiants autochtones dans la ville de Québec d’avoir un toit à leur image.

Une nouvelle résidence pour étudiants des Premières Nations du Québec est construite actuellement à l’Université Laval. Il s’agit du 3e milieu de vie consacré aux autochtones et le dernier né des projets de ce genre à voir le jour au Québec après ceux de Sept-Îles et Trois-Rivières.

Photo : Le Soleil

Le projet est piloté par la Société immobilière du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec (SIRCAAQ), qui a donné son nom au projet.

« Ce projet est beaucoup, beaucoup plus gros que les précédents. Nous avons aussi été impliqués tout au long dans les différents comités qui ont supervisé la conception », explique Dominic Tapin-Brousseau, technologue et associé chez Lafond Côté. Un d’entre eux est un comité d’architecture autochtone créé par la SIRCAAQ comprenant 6 étudiants de différentes nations.

Recréer une milieu de vie autochtone en ville

La mission de ce nouveau bâtiment, qui se situe sur le campus de l’université, est toute spéciale puisqu’elle reconnait l’importance de la sécurisation culturelle, un élément essentiel de la réussite éducative. Construit au coût de 70 millions de dollars, l’édifice comprendra 94 unités d’une à trois chambres, situés sur sept étages. Les logements s’adresseront à tous les autochtones inscrits à une formation postsecondaire de la région de Québec.

Plus qu’un logement pour étudiant, il sera un milieu de vie communautaire, avec des salles d’études, une cuisine collective, une salle d’entraînement. Un centre de la petite enfance de 81 places sera aussi aménagé à même la résidence, en plus d’une clinique en santé communautaire, de même que du soutien aux études et du soutien psychosocial

En plus de l’aspect communautaire, le projet s’inscrit dans une stratégie de développement durable.

Une recette gagnante réutilisée et améliorée

La firme d’architectes Lafond Côté a été appelée à réaliser les dessins et choisir les matériaux, avec leurs partenaires Moulures Modernes avec qui ils ont réalisés plusieurs projets comme la Maison Lauberivière et l’Albédo où l’aluminium avait la part belle. Forts de leurs expériences précédentes, ils ont décidé d’adopter de nouveau l’aluminium pour le revêtement.

« Le style sera un peu comme Lauberivière (qui imitait la tôle à la canadienne), mais l’esthétique a été modifiée avec un voile en devanture perforée donnant une image et ce qui servira aussi de porte-corps », détaille Dominic Tapin-Brousseau. La superficie à couvrir sera deux fois plus importante que dans la Maion Lauberivière.

Nicolas Boutin, vice-président et directeur de projet chez Moulures Modernes, indique que l’écran visuel sera réalisé avec des panneaux perforées de 0,3 mm d’épaisseur.

Vers plus d’aluminium en architecture

L’aluminium gagnerait à être plus utilisé en construction, dit M.Boutin, même s’il constate un intérêt grandissant depuis une dizaine d’année pour le matériau. L’entreprise s’est même construit un créneau dans ce domaine au fil des ans et de ses collaborations avec les architectes de Lafond Côté. Le prix de l’aluminium, qui tourne aux alentours de 20 à 22 $ le pied carré, en fait un produit de luxe, mais qui donne un cachet inimitable et durable.

La construction de la résidence devrait se terminer à l’automne 2027.