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par Isabelle Simard

Avec son expertise et les technologies les plus avancées, INÉDI aide les entreprises à concevoir des produits novateurs où l’expérience-usager devient la priorité absolue. Fort de ses 10 ans de réalisations, l’organisme propulse le design industriel vers un avenir centré sur l’humain.

[PHOTO Pascal Ratthe]

INÉDI, affilié au Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne, s’inscrit dans le vaste réseau des CCTT (Centres collégiaux de transfert de technologie). On en compte 59 au Québec, œuvrant dans une multitude de secteurs et réunissant près de 2400 experts en innovation technologique et sociale. Véritables pôles d’innovation et de recherche appliquée, les CCTT travaillent en partenariat avec les entreprises et organisations pour améliorer leurs procédés, leurs produits et leurs pratiques.

Trois laboratoires de recherche en design industriel

Vivianne Sallustio, responsable de la supervision de projets, du conseil technique et du design.

Spécialisé en design industriel, INÉDI regroupe trois laboratoires et une douzaine d’experts qu’il mobilise au service des entreprises souhaitant innover dans leur procédure de conception, se démarquer de la concurrence, propulser leur croissance et concrétiser de nouvelles occasions d’affaires.

La clientèle du centre INÉDI est diversifiée, allant de l’inventeur solo, à l’entreprise émergente, en passant par la PME en croissance, le manufacturier établi, le centre de recherche ou le centre de formation professionnelle.

 « INÉDI oriente ses travaux sur quatre thématiques principales : le design durable, le design inclusif, la transformation numérique et les adaptations technologiques, dont fait partie le prototypage rapide et la pensée virtuelle, qu’elle soit en réalité virtuelle, augmentée ou mixte », explique Vivianne Sallustio, responsable de la supervision de projets, du conseil technique et du design.

Les trois laboratoires réunissent des expertises complémentaires intégrant les nouvelles technologies. Ils forment un écosystème de résolution de problèmes, allant bien au-delà du simple dessin et de l’esthétique d’un produit, pour placer l’usager au cœur des préoccupations.

  1. Labo « interaction humain-objet »

Pierre-Antoine Girardin, responsable du Développement des affaires.

« Imaginez un local où l’on retrouve beaucoup d’équipements d’analyse biomécanique qui seront utilisés dans un contexte de développement de produits. Par exemple, des capteurs qui vont servir à mesurer le mouvement et la pression exercée sur le corps humain. Ces équipements permettent de collecter des données sur l’utilisateur du dispositif et de mesurer ses interactions avec l’objet », décrit Pierre-Antoine Girardin, responsable du Développement des affaires.

Les considérations incluent non seulement l’ergonomie, mais aussi les aspects émotionnels et cognitifs. Dans ce laboratoire, l’humain est placé au cœur de la recherche. Ce dernier teste le dispositif et partage son expérience afin de rendre le produit encore plus performant.

Laboratoire mesurant l’interaction humain-objet. De gauche à droite: Frédéric Dowling, Designer industriel-chargé de projet, Gerald Parent, professionnel de recherche et David Duguay Chercheur-chargé de projet.

  1. Labo « prototypage rapide et fabrication additive »

Doté de plusieurs types d’imprimantes 3D, ce laboratoire permet entre autres de passer d’un fichier 3D à un objet tangible assez rapidement et l’inverse via la rétro-ingénierie et les équipements de captation.

« On passe ainsi d’une idée à un objet 3D manipulable qui nous permet de procéder à des validations de base sur un produit, c’est-à-dire de voir si la volumétrie fonctionne ou si la préhension est bonne et d’apporter des modifications pour faire évoluer le produit », reprend M. Girardin.

Imprimantes 3D permettant d’obtenir une version manipulable du produit.

Imprimantes 3D permettant d’obtenir une version manipulable du produit.

 

  1. Labo « prototypage virtuel »

Développement d’une assise ergonomique pour les cueilleurs de petits fruits. Gerald Parent, Professionnel de recherche en phase de validation en réalité virtuelle

Le laboratoire de prototypage virtuel rassemble différentes technologies immersives telles que la réalité virtuelle, la réalité augmentée et la réalité mixte.

« Avant de fabriquer un prototype physique, on viendra interagir avec l’objet. Pensez à un objet qui serait trop gros pour être imprimé en 3D, par exemple, un siège, une benne de camion ou une machine à injection plastique. Grâce aux technologies virtuelles, on peut manipuler l’objet et faire des validations fonctionnelles en lien avec le contexte d’usage », ajoute M. Girardin.

En plus d’être un outil de développement de produits, le laboratoire de prototypage virtuel est également utilisé par les entreprises qui désirent mettre en place des vitrines commerciales virtuelles et présenter leurs produits à des clients étrangers.

Ce laboratoire est aussi très utile pour le développement d’outils de formation, notamment en santé et sécurité au travail ou auprès des centres de formation professionnelle. « Par exemple, pour former les employés à l’utilisation de machine diverse à contrôle numérique dans un environnement plus sécuritaire, on créera son jumeau numérique avec les fonctionnalités les plus importantes. »

INÉDI et l’aluminium

[Photo de courtoisie INÉDI : Projet d’une version industrialisable d’une gaine de raccord de boyau d’incendie]

Le centre INÉDI, qui célèbre son 10e anniversaire, a réalisé différents projets en partenariat avec des entreprises du secteur de l’aluminium. Parmi ces projets figurent le développement d’une version industrialisable d’une gaine de raccord de boyau d’incendie utilisée sur le terrain par des pompiers et un second projet consistant à la conception d’appareils d’entraînement en plein air (projet ayant obtenu un financement du CQRDA).

[Photo de courtoisie INÉDI : Projet d’appareils d’entrainement en plein air]

« L’aluminium est très versatile et peut s’appliquer à un éventail de produits. INÉDI collabore avec les manufacturiers pour le développement de pièces, donc la conceptualisation, le développement technique, la sélection du bon grade, le choix des alliages et l’identification de la bonne technique de fabrication », termine M. Girardin.

Pour en apprendre davantage sur la mission d’INÉDI et son équipe, VISIONNER LA VIDÉO.